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Bienvenu-e-s sur le site du Réseau National des collectifs agissant pour la gratuité des transports publics urbains.

À l’initiative de différents collectifs – Agglomération grenobloise, Alençon (Atelier transports de l’Alternative citoyenne), Aubagne, Fontaine, Le Mans, Metz, Nancy, Rouen, Saint-Égrève, Saint-Malo (Osons la gratuité), Saint-Martin-d’Hères, la ville de Fontaine a accueilli la première rencontre nationale pour la gratuité des transports publics les 14 et 15 mai 2016.

Etaient invités : Magali Giovannangeli (ex-présidente de la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne), Allan Alaküla (représentant de Tallinn capitale de l’Estonie) et Wojciech Leblowski (chercheur-doctorant à l’université libre de Bruxelles). Pour rappel : les agglomérations d’Aubagne (105 000 hab) et de Tallinn (420 000 hab) ont instauré la gratuité respectivement en 2009 et en 2013.

Au programme : une table ronde « la gratuité ça existe déjà et ça marche », une conférence-débat et des ateliers sur le financement et comment sortir du tout voiture au profit des TC transports en commun avec ses conséquences sur l’emploi. Enfin des échanges sur les perspectives communes à envisager ?

Les interventions des représentants des villes en gratuité ont affirmé que cette mesure répondait à un besoin social, mais aussi que les objectifs d’augmentation de la fréquentation et de la baisse de trafic étaient concluants voire largement dépassés dans le cas d’Aubagne. Des résultats qu’il faut tempérer avec ceux de Gap qui, d’après le témoignage écrit d’Elsa Ferrero, ne sont pas à la hauteur des besoins des habitants, faute de moyens. Illustrant parfaitement que la gratuité et la qualité du service sont indissociables.

Les nombreuses interventions ont confirmé une très forte similitude des approches entre les participants. Tous affirment que la gratuité apporte une des réponses à la crise sociale (pouvoir d’achat et droit à la mobilité), au réchauffement climatique et au problème de santé publique lié à la pollution de l’air.

Arguments repris dans la déclaration commune rédigée à l’issue de ce week-end. Laquelle rappelle également que les conditions d’accès au logement et la concentration des emplois ont largement contribué aux problèmes de circulation.

Il a été décidé de créer un réseau national pour :

  • Fédérer les collectifs agissant pour la gratuité des transports publics urbains dans toute la France ;
  • Nouer des liens internationaux ;
  • Mettre en commun les expériences issues des collectifs et collectivités déjà en gratuité ;
  • Contribuer à l’information, au débat, à populariser cette idée ;
  • Contribuer à la mobilisation des citoyennes et citoyens pour gagner ce droit nouveau.

 

Ce site est donc un outil pour le réseau national : pour son fonctionnement et son élargissement !

 

Les interventions filmées de la première rencontre nationale pour la gratuité des transports publics se trouvent là :